Faut-il carburer à l’eau ?

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Oui… et garder une petite place pour le thé vert

L’eau est, de très loin, la boisson la plus adaptée à la physiologie humaine. Elle hydrate sans apporter de calories, ne surcharge aucun organe et participe à toutes les grandes fonctions métaboliques.

Mais qu’en est-il des autres boissons couramment consommées ?

Le lait : pas une boisson idéale

Le lait de vache, même biologique, n’est pas une boisson à recommander au quotidien. Il contient beaucoup d’acides gras saturés, mais aussi des résidus de dioxines, d’antibiotiques et d’hormones. Il apporte également des facteurs de croissance destinés au veau, animal à croissance rapide, dont certains peuvent stimuler les tissus mammaires.

Par ailleurs, l’homogénéisation du lait modifie la structure des globules gras.

Le lait de brebis est un peu moins problématique, notamment en raison d’une teneur plus faible en facteurs de croissance, mais il reste préférable de limiter les laits animaux.

Si l’on souhaite consommer des produits laitiers, il est plus intéressant de privilégier les yaourts et fromages, en quantités modérées, pour l’apport en probiotiques.

En alternative, les boissons végétales peuvent être utilisées, à condition de les choisir sans sucres ajoutés, pauvres en glucides et sans additifs inutiles.

Le café : à consommer avec modération

Le café diminue l’absorption intestinale des vitamines B et augmente l’excrétion urinaire du magnésium et du calcium.

La torréfaction génère également des substances indésirables telles que l’acrylamide et le furane, particulièrement présentes dans certains cafés industriels et en dosettes.

Le café est aussi acidifiant et, en excès, peut favoriser une élévation de la tension artérielle et des troubles cardiovasculaires.

Si vous en consommez, essayez de vous limiter à une tasse par jour, choisissez-le bio, et soyez prudent avec les cafés décaféinés issus de procédés chimiques (même s’il existe aujourd’hui des méthodes plus propres).

L’alcool : une substance toxique

L’alcool est un sucre rapide, perturbe la glycémie et favorise le stockage des graisses. Il est principalement métabolisé par le foie et peut, à long terme, provoquer une stéatose puis une cirrhose.

Il augmente également le risque de cancers de la bouche, du pharynx, de l’œsophage, du foie et du côlon.

Le vin rouge apporte des polyphénols et la bière contient certains micronutriments, mais ces bénéfices ne compensent pas entièrement les effets délétères de l’alcool. Un verre occasionnel peut être toléré, mais l’idéal reste d’en limiter fortement la consommation.

Les sodas et eaux aromatisées : à éviter

Ces boissons sont riches en sucres rapides, souvent en fructose, et contiennent de nombreux additifs. Le fructose est majoritairement métabolisé par le foie et favorise l’accumulation de graisse hépatique et la résistance à l’insuline.

Elles contiennent également du phosphore, ce qui perturbe l’équilibre calcium-phosphore et peut contribuer à la déminéralisation osseuse.

Les arômes mentionnés sur les étiquettes sont le plus souvent issus de procédés industriels et ne correspondent que très rarement au fruit imaginé.

Les jus de fruits : avec parcimonie

Même lorsqu’ils sont 100 % fruits et bio, les jus restent des sucres rapides. Ils peuvent être consommés occasionnellement, mais ne remplacent pas un fruit entier, qui apporte fibres et mastication.

Le thé : une bonne option, surtout le thé vert

Le thé vert est riche en flavonoïdes aux propriétés antioxydantes et prébiotiques.

Cependant, le thé diminue l’absorption du fer et du calcium et augmente l’excrétion urinaire du magnésium. Il est donc préférable de se limiter à une à deux tasses par jour.

Ne pas ajouter de lait, car il précipite les flavonoïdes. Pour préserver les composés actifs, utiliser une eau à environ 80–85 °C et laisser infuser au moins cinq minutes.

Choisir de préférence un thé bio, en feuilles, afin de limiter l’exposition aux pesticides et aux moisissures.

En pratique

La boisson de base reste l’eau. Si besoin, elle peut être aromatisée maison avec du citron, du gingembre frais ou des feuilles de menthe, idéalement bio.

En résumé

Plus une boisson est simple, moins elle est transformée, plus elle est compatible avec notre physiologie. L’eau arrive largement en tête, suivie du thé. Le reste doit rester occasionnel.

Photo thé de Massimo Rinaldi