Étiquetage alimentaire, à quoi faire attention ?

étiquette soupe industrielle
étiquette soupe industrielle
Même si je ne recommande pas la consommation de produits industriels, il est important de savoir comment lire leurs étiquettes

Idéalement, notre alimentation devrait être composée majoritairement d’aliments bruts et peu transformés. Néanmoins, il arrive à tout le monde d’acheter ponctuellement des produits industriels. Dans ce cas, savoir décrypter une étiquette permet de faire des choix plus éclairés.

La réglementation européenne impose plusieurs mentions obligatoires, que l’on peut regrouper en six grandes catégories.

1. La liste des ingrédients

Les ingrédients doivent être indiqués dans l’ordre décroissant de leur poids au moment de la fabrication. Le premier ingrédient est donc celui présent en plus grande quantité.

Lorsque le pourcentage d’un ingrédient est mentionné, cela signifie qu’il est mis en avant sur l’emballage ou jugé important pour caractériser le produit. En revanche, lorsqu’aucun pourcentage n’est indiqué, il faut se fier uniquement à l’ordre d’apparition.

Attention : si un ingrédient composé représente moins de 2 % du produit final, le détail de ses sous-ingrédients ne doit pas être mentionné. Du sucre, du sel ou des additifs peuvent donc parfois se cacher derrière des termes comme « chocolat », « margarine » ou « préparation aromatisée ».

2. La déclaration nutritionnelle

L’étiquette doit indiquer l’énergie (kcal ou kJ), les graisses totales dont les acides gras saturés, les glucides dont les sucres, les protéines et le sel.

D’autres éléments (fibres, vitamines, minéraux, AGMI, AGPI, polyols, amidon) ne sont obligatoires que s’ils font l’objet d’une mise en avant ou représentent une part significative des apports journaliers.

Il est donc fréquent que des informations importantes pour la santé ne figurent pas sur l’étiquette.

3. Les allergènes

Les principaux allergènes doivent être clairement signalés dans la liste des ingrédients, par exemple en gras : lait, œufs, poisson, crustacés, mollusques, gluten, soja, arachides, fruits à coque, moutarde, sésame, céleri, lupin et sulfites (au-delà d’un certain seuil).

4. Les additifs

Ils doivent être mentionnés soit par leur nom chimique, soit par leur numéro précédé de la lettre E.

Un produit peut être légalement conforme tout en contenant plusieurs additifs, parfois controversés.

5. Mentions spécifiques et dates

Certaines informations doivent apparaître lorsque c’est pertinent : la quantité d’un ingrédient mis en avant ; la présence de caféine au-delà d’un certain seuil ; la présence d’alcool, d’OGM (>0,9 %), de sulfites ou de polyols (effet laxatif possible) ; la présence d’aspartame, avec mention « source de phénylalanine » ; l’indication « emballé sous atmosphère protectrice » ; la date limite de consommation (DLC) ou la date de durabilité minimale (DDM). La DLC concerne la sécurité sanitaire. La DDM concerne surtout la qualité organoleptique.

6. Les allégations

Les allégations de santé établissent un lien entre un aliment et un effet sur la santé. Elles sont encadrées, mais leur présence ne garantit pas que le produit soit globalement sain.

Les allégations dites génériques peuvent être utilisées même si l’aliment contient des quantités modestes du nutriment concerné.

Autrement dit, une allégation positive peut coexister avec une composition médiocre.

Un constat

Malgré l’encadrement légal, l’étiquetage reste complexe et parfois peu transparent pour le consommateur.

C’est pourquoi je conseille l’application Yuka.

Pourquoi Yuka plutôt que le Nutri-Score ? Le Nutri-Score permet surtout de comparer des produits au sein d’une même catégorie, mais il ne tient pas compte du degré de transformation, de la présence d’additifs, des pesticides, du caractère bio ou non, etc.

L’application Yuka attribue un score sur 100 basé sur un algorithme plus large, intégrant les additifs controversés et la dimension biologique. Elle fournit également des explications et propose des alternatives mieux notées.

En résumé

Plus un aliment a une liste d’ingrédients courte, simple et compréhensible, mieux c’est. Apprendre à lire les étiquettes est un outil de protection, mais la meilleure stratégie reste de privilégier autant que possible les aliments bruts.

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