Alimentation naturelle ou alimentation industrielle ?


Bien sûr, c’est l’alimentation naturelle qui nous permet le mieux d’être et de rester en bonne santé
Mais pourquoi, exactement ?
La réponse qui vient spontanément à l’esprit est souvent : « parce que l’alimentation industrielle est trop grasse, trop sucrée et trop salée ». C’est vrai… mais ce n’est qu’une partie du problème.
Commençons par le sucre. De très nombreux aliments industriels contiennent des quantités excessives de sucres rapides, parfois là où on ne les attend absolument pas. Même des produits salés ou neutres en goût peuvent contenir du sucre ajouté. Sur les étiquettes, cette information se cache derrière la mention « glucides, dont sucres ». Ce sont précisément ces sucres rapides qui posent problème, en raison de leur impact sur la glycémie et sur la production d’insuline, avec toutes les conséquences métaboliques que cela implique. J’en parle plus en détail dans un autre article.
Le sel est un autre grand coupable. C’est un exhausteur de goût extrêmement efficace, massivement utilisé dans les produits industriels, y compris dans des aliments qui n’ont pas de goût salé, comme certains biscuits. Le problème est que l’excès de sel est délétère : il augmente la tension artérielle, favorise les maladies cardiovasculaires, contribue à l’acidification de l’organisme et peut irriter la muqueuse gastrique, allant jusqu’à augmenter le risque de cancer de l’estomac. Il favorise aussi la prise de poids en augmentant l’absorption intestinale du glucose. À cela s’ajoute un cercle vicieux : plus on consomme de sel, plus les papilles gustatives s’atrophient, et plus il en faut pour percevoir le goût. Un point important à connaître est que, sur les étiquettes, le sel peut être mentionné sous forme de sodium. Or, 1 g de sodium correspond à environ 2,5 g de sel. Une information précieuse pour ne pas sous-estimer ses apports.
Concernant les graisses, l’alimentation industrielle est effectivement riche en lipides, mais le problème principal réside surtout dans leur mauvaise qualité. Elle ne permet pas de respecter une répartition équilibrée entre acides gras saturés, monoinsaturés et polyinsaturés, ni un bon équilibre entre oméga-6 et oméga-3. Elle contient en outre des acides gras trans, dont les effets délétères sur la santé cardiovasculaire et inflammatoire sont bien documentés.
Mais l’aspect le plus préoccupant ne s’arrête pas là. Les aliments industriels contiennent une multitude d’additifs. Bien qu’ils soient autorisés par la réglementation, les données scientifiques montrent qu’un grand nombre d’entre eux posent problème. Les seuils de sécurité sont établis substance par substance, alors qu’en pratique, personne ne consomme un seul additif isolé. Les effets cumulatifs et les interactions entre additifs sont encore très mal connus. Certains sont associés à des risques de cancer, de mutations génétiques, de perturbation du microbiote intestinal, d’allergies ou encore de perturbation endocrinienne. Dans ce contexte, apprendre à lire les étiquettes et à reconnaître les additifs, qu’ils soient mentionnés par leur nom chimique ou par leur numéro, devient un véritable acte de prévention.
Enfin, et c’est sans doute le point le plus fondamental, les aliments industriels sont très souvent des calories vides. Ils apportent des macronutriments – glucides, lipides, protéines – et du sel, mais ont perdu l’essentiel : vitamines, minéraux, fibres, antioxydants et autres micronutriments indispensables au fonctionnement de l’organisme. Or, aucun système vivant ne peut fonctionner correctement avec des macronutriments seuls. La production d’énergie, l’immunité, la santé osseuse et musculaire, l’équilibre hormonal et même la santé mentale dépendent étroitement de ces micronutriments.
C’est pour cette raison qu’il est illusoire de penser compenser une alimentation industrielle par des compléments alimentaires. Ils peuvent avoir leur place dans certains cas, mais ils ne remplaceront jamais la richesse et la complexité d’une alimentation naturelle.
La stratégie la plus efficace pour préserver sa santé reste donc simple, même si elle demande parfois un effort d’adaptation : exclure autant que possible les aliments et boissons industriels, ou n’y recourir que de manière exceptionnelle, et revenir à une alimentation composée d’aliments bruts, peu transformés, variés et de saison.
Pour aller plus loin, voici aussi le lien vers le site de Que Choisir qui donne des informations, y compris concernant les risques de santé, sur les additifs autorisés par la législation européenne : https://www.quechoisir.org/comparatif-additifs-alimentaires-n56877/
Photo usine d'Arno Senoner
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