L'être humain est-il naturellement végétarien ?


La réponse dépend en grande partie de la personne à qui l’on pose la question.
Si l’on interroge Le Rapport Campbell, publié en 2005 par Colin et Thomas Campbell, alors la réponse est clairement oui. Les auteurs y défendent l’idée que l’être humain se nourrissait originellement de végétaux et que la consommation de protéines animales joue un rôle majeur dans l’apparition de nombreuses maladies dégénératives modernes, sans parler de l’impact environnemental considérable de l’élevage.
J’ai le plus grand respect pour leur travail, qui a ouvert la voie à une remise en question salutaire de nos habitudes alimentaires. Je partage entièrement leur constat selon lequel nous consommons aujourd’hui beaucoup trop de produits animaux, en particulier de viande et de produits laitiers, tant pour des raisons de santé que pour des raisons écologiques.
Là où je diverge, c’est sur la conclusion selon laquelle l’être humain serait, par nature, strictement végétarien.
Nous sommes désormais près de vingt ans après la publication de leurs travaux et les connaissances ont continué d’évoluer. En croisant leurs données avec d’autres recherches, il me semble plus juste de considérer que l’être humain a toujours été omnivore, c’est-à-dire capable de consommer à la fois des aliments d’origine végétale et animale.
Plusieurs éléments vont dans ce sens. D’un point de vue anatomique, la présence de canines chez l’être humain suggère une adaptation, même modeste, à la consommation d’aliments animaux. Ce n’est pas un détail : les espèces strictement herbivores n’en possèdent pas.
Un autre argument important concerne la vitamine B12. Cette vitamine est indispensable à de nombreux processus biochimiques, notamment la méthylation et la synthèse des neurotransmetteurs. Or, elle est quasiment absente du règne végétal sous une forme réellement assimilable. Elle se trouve principalement dans les aliments d’origine animale. Il est donc difficile d’imaginer que notre physiologie se soit construite, au fil de l’évolution, sans aucun apport alimentaire animal.
En pratique, cette discussion est peut-être moins importante qu’il n’y paraît. Les Campbell et moi sommes finalement d’accord sur l’essentiel : il est souhaitable de réduire fortement notre consommation de viande et de produits laitiers, et de baser l’alimentation majoritairement sur les végétaux.
Autrement dit, inutile d’opposer radicalement végétarisme et omnivorisme. Une alimentation largement végétale, variée, riche en légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, graines et oléagineux, avec éventuellement de petites quantités d’aliments animaux de qualité, constitue pour beaucoup de personnes un compromis à la fois physiologique, durable et respectueux de l’environnement.
C’est l’endroit et le moment pour partager avec vous la pyramide alimentaire qui me parle le plus :
Pour aller plus loin, voici le lien vers le très bon documentaire américain "Fork Over Knives" : https://www.youtube.com/watch?v=EjTWFoqLy34 et celui vers son doublage en Français "La Santé dans l'assiette" : https://www.youtube.com/watch?v=69VuB1Tt_n8
Photo tartines d'Ella Olsson


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