Oxydation ou glycation ? Mon cœur balance


Elle se produit notamment lorsque l’on consomme trop de sucres rapides, mais aussi lorsque l’on ingère des protéines déjà glyquées, issues de cuissons à haute température (grillades, fritures, aliments ultra-transformés).
Or, les protéines constituent une grande partie de nos tissus. Lorsqu’elles se rigidifient, leurs fonctions sont altérées. Les conséquences peuvent être multiples :
rigidification des parois artérielles, favorisant les maladies cardiovasculaires ;
atteinte des tissus du pancréas, contribuant à la résistance à l’insuline ;
altération des fibres de la peau, accélérant la formation des rides ;
modification des structures oculaires, favorisant la cataracte ou la dégénérescence maculaire.
La meilleure protection contre la glycation repose sur une alimentation adaptée, associée à une hydratation suffisante et à une activité physique régulière.
L’oxydation : un mal nécessaire… mais à surveiller
L’oxydation est un phénomène plus connu. Nous savons par exemple que l’exposition aux rayons ultraviolets oxyde la peau, contribuant à sa perte d’élasticité. Nous avons aussi tous entendu parler des antioxydants.
Mais savez-vous à quel moment notre organisme est le plus exposé à l’oxydation ? Tout simplement lorsque nous respirons. Autrement dit : en permanence.
Pour comprendre cela, intéressons-nous brièvement à la respiration cellulaire :
Sous l’effet de l’oxygène que nous respirons, le glucose issu de la digestion des glucides est transformé en pyruvate dans le cytosol de nos cellules. Ce pyruvate entre ensuite dans les mitochondries – de véritables centrales énergétiques – où il est transformé en acétyl-CoA. À noter que cet acétyl-CoA peut aussi provenir de l’oxydation des lipides ou des protéines. L’acétyl-CoA entre alors dans le cycle de Krebs, où il est transformé en molécules intermédiaires. Lors de l’étape finale, ces molécules permettent la production d’ATP – notre principale monnaie énergétique – mais aussi d’eau, de dioxyde de carbone… et d’espèces réactives de l’oxygène.
Ces espèces réactives de l’oxygène sont instables : il leur manque un électron. Pour se stabiliser, elles en arrachent un à une molécule voisine, la rendant à son tour instable. Cette dernière fait de même, déclenchant une réaction en chaîne d’oxydation.
La seule manière d’interrompre cette cascade est l’intervention d’une molécule capable de rester stable malgré la perte d’un électron : un antioxydant.
Il est important de le rappeler : l’oxydation est indispensable à la vie. Sans elle, pas de production d’énergie, pas de destruction des agents pathogènes par le système immunitaire, pas de maturation des ovocytes, et donc pas de reproduction.
Le problème survient lorsque l’équilibre se rompt, c’est-à-dire lorsque les oxydants sont trop nombreux par rapport aux antioxydants. On parle alors de stress oxydant.
De nombreux facteurs peuvent y contribuer : une alimentation déséquilibrée, l’inflammation chronique liée à l’obésité, la pollution atmosphérique, les UV, l’alcool, le tabac, certains médicaments, le manque d’activité physique… ou à l’inverse une pratique sportive trop intense et mal récupérée.
Un excès d’oxydation peut provoquer des dommages parfois irréversibles :
l’oxydation de l’ADN peut entraîner des mutations, favorisant notamment l’apparition de cancers ;
l’oxydation des protéines peut altérer leur fonction, conduisant à des maladies dégénératives comme la polyarthrite rhumatoïde ;
l’oxydation des lipides peut favoriser les maladies cardiovasculaires, notamment via la formation de cholestérol oxydé, source d’inflammation des vaisseaux.
Faut-il se supplémenter en antioxydants ? La réponse est, en règle générale : non.
Un antioxydant devient lui-même oxydant s’il n’est pas rapidement régénéré. De plus, une supplémentation excessive peut freiner la capacité de l’organisme à produire ses propres défenses antioxydantes et à s’adapter au stress oxydant.
La meilleure stratégie consiste à apporter les antioxydants via l’alimentation, où la nature a prévu des synergies complexes permettant un équilibre optimal. Inutile de se focaliser sur quelques aliments à la mode : ce n’est pas un superaliment qui protège, mais une alimentation naturelle, variée et cohérente dans son ensemble.
En résumé
Oxydation et glycation font partie intégrante de notre physiologie. Elles ne sont pas des ennemies en soi, mais deviennent problématiques lorsqu’elles s’expriment de manière excessive et chronique. La clé n’est pas l’évitement absolu, mais l’équilibre, soutenu par une alimentation adaptée, un mode de vie actif et une approche globale de la santé.
Photo BBQ de Z Grills Australia
En vérité, mon cœur n’aime ni l’une, ni l’autre.
Oxydation et glycation sont deux phénomènes biologiques distincts, mais ils ont un point commun : tous deux accélèrent le vieillissement de l’organisme et favorisent l’apparition de nombreuses pathologies chroniques.
La glycation : le vieillissement « sucré »
Commençons par la moins connue des deux : la glycation. Vous avez peut-être déjà entendu parler de l’hémoglobine glyquée, un marqueur mesuré lors de certaines analyses sanguines. La glycation correspond à la fixation de sucres sur des protéines, un phénomène qui rigidifie ces dernières.


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